La Tunisie regorge de monuments qui participent à son rayonnement tant local, qu’international, passons en revue certains d’entre eux !

Le musée national du Bardo est un musée de Tunis situé comme vous le savez dans la banlieue du Bardo.
C’est l’un des plus importants musées du bassin méditerranéen et le second musée du continent africain après le musée égyptien du Caire. Il retrace l’histoire de la Tunisie sur plusieurs millénaires et à travers plusieurs civilisations par le biais d’une large variété de pièces archéologiques.
Abrité dans un ancien palais beylical depuis 1888, il offre un prestigieux et magnifique cadre à l’exposition de nombreuses œuvres majeures découvertes depuis les débuts des recherches archéologiques dans le pays. Initialement appelé musée Alaoui du nom du bey régnant à l’époque, il prend sa dénomination actuelle de musée du Bardo après l’indépendance du pays même si la dénomination est attestée avant cette date.

Bardo

Située dans une région de plaine fertile, au nord-est de la Tunisie et à quelques kilomètres de la mer, la Médina de Tunis fait partie des premières villes arabo-musulmanes du Maghreb (698 après J.-C.). Capitale de plusieurs dynasties à rayonnement universel, elle représente un établissement humain témoin de l’interaction entre l’architecture, l’urbanisme et les effets socioculturels et économiques des cultures antérieures. Sous les Almohades et les Hafsides, du XIIe au XVIe siècle, elle était considérée comme une des plus importantes et des plus riches villes du monde arabe. Tunis abrite la médina centrale qui par ses souks, son tissu urbain, ses quartiers résidentiels, ses monuments et ses portes constitue un prototype parmi les mieux conservés du monde islamique!

Média de Tunis

Bab El Bhar est l’une des portes de la médina de Tunis (Tunisie) située à l’est de l’ancienne enceinte. Elle marque la séparation entre la médina et la ville nouvelle.
Elle se constitue d’un arc surbaissé et surmonté d’un parapet à créneaux. Une légende tenace, due à son nom signifiant « Porte de la mer », raconte que la mer arrivait à ses pieds, ce qui n’a jamais été le cas. Ce nom signifie simplement qu’elle s’ouvre « en direction de la mer ». En fait, elle regarde le lac de Tunis et mettait la médina en communication avec l’arsenal maritime et le débarcadère du lac.
Bab El Bhar prend le nom de Porte de France pendant le protectorat, nom qu’on lui donne parfois aujourd’hui.

Porte de France Bab_El_Bhar,_Tunis

Le palais Essaâda est un palais tunisien situé à La Marsa et qui abrite aujourd’hui le siège de la municipalité. Il est construit par le souverain Naceur Bey à l’intention de son épouse Lalla Kmar. L’architecture et l’ornementation sont un mélange de styles hispano-mauresque, italien et français.
À la mort de Naceur Bey, le palais reste la propriété de Lalla Kmar, qui s’en occupe grâce à l’héritage que lui a laissé son époux. Comme elle n’a jamais eu d’enfants, elle offre tous ses biens dont le palais au Cheikh El Médina, Chedly Haïder, et à son épouse, qui deviennent propriétaires en 1942, au décès de Lalla Kmar. En 1953, le couple le cède à l’État tunisien car ils ne peuvent plus s’en occuper et le préserver.

Palais_Essaâda_

Le site archéologique de Carthage est un site dispersé dans la ville actuelle de Carthage (Tunisie) et classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
Il est dominé par la colline de Byrsa qui était le centre de la cité punique. Aujourd’hui, il se distingue par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Louis édifiée entre 1840 et 1845 à partir d’une donation d’un terrain au roi de France au Bey de Tunis en 1830. Elle se trouve au sommet de la colline de Byrsa à Carthage. Cette cathédrale couvre une superficie de 1800 m2. Elle est connue depuis 1993 sous le nom d’Acropolium de Carthage qui est un lieu culturel accueillant de nombreuses expositions et concerts tout au long de l’année.

Basilique Carthage,_Tunisia

À proximité de la cathédrale se trouvent des vestiges et quelques fragments de colonnes. On peut ainsi y mesurer la puissance qui émanait alors de la cité : dimensions immenses, grands espaces, vues panoramiques et organisation des rues.

Ruines Carthage

Le palais Ennejma Ezzahra (Etoile de Venus) est considéré à juste titre comme un joyau de l’architecture arabo-islamique en Tunisie. C’est d’ailleurs le premier monument historique classé après l’indépendance. Grande œuvre à jamais liée au destin du Baron, qui l’a conçue puis réalisée. En 1911, il entame la construction de sa demeure, assisté dans les premiers mois par un architecte. Le chantier va durer un peu plus de dix ans (1912/1922), voyant oeuvrer les meilleurs artisans de Tunisie, mais aussi du Maroc et d’Egypte pour le travail du marbre, du stuc ciselé, du bois sculpté, gravé ou peint. Pour les installations techniques, Rodolphe d’Erlanger fera venir des spécialistes de France et d’Italie.

Palais ennejma-essahra

La Kasbah, ou la forteresse d’Hammamet, dresse ses remparts au bord de la mer : de ce côté-ci, une petite balade est aménagée le long des rochers, où l’on pourra se poser en terrasse notamment pour boire un pot. L’accès au rempart de la kasbah offre un beau point de vue sur la mer Méditerranée, ainsi que sur le reste de la ville!

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Le ribat de Monastir est une imposante forteresse tunisienne située au bord de la mer Méditerranée, dans la ville de Monastir.
Considéré comme le ribat le plus ancien et le plus important du Maghreb, il est regardé comme le monument phare de Monastir.

Monument Ribat Monastir

El Jem se trouve à deux heures de Tunis. De cet héritage, cette petite ville est ainsi célèbre pour son site archéologique où l’on peut admirer le Colisée de Thysdrus, construit au IIIe siècle. Pouvant contenir 35 000 spectateurs, il est l’un des plus grands amphithéâtres du monde romain! En effet, il s’élevait à 41 mètres de hauteur. C’est donc sans effort que vous pourrez imaginer spectateurs et gladiateurs venus saluer l’empereur dans l’arène!

Amphitheater_at_El_Djem

Sbeïtla connue dans l’Antiquité sous le nom de Sufetula, est une ville du centre de la Tunisie. Dépendant du gouvernorat de Kasserine, elle regroupe 20 253 habitants en 2004. Elle est le centre de la délégation du même nom qui s’étale sur une superficie de 1 133,5 km2. Point d’entrée de la conquête de l’Afrique du Nord par les Arabes musulmans, elle est surtout connue pour son important site archéologique dont il subsiste de nombreux vestiges.

Sbeitla

Dougga est un site archéologique situé dans la délégation de Téboursouk au Nord-Ouest de la Tunisie.
L’Unesco a classé ce site sur la liste du patrimoine mondial en 1997, considérant qu’il s’agit de la « petite ville romaine la mieux conservée de l’Afrique du Nord ». La cité, qui se trouve en pleine campagne, est bien protégée de l’urbanisme moderne, contrairement, par exemple, à Carthage pillée et reconstruite à de nombreuses reprises.
Le site de Dougga est remarquable par sa taille de 70 hectares la bonne conservation de ses monuments et la richesse historique de son passé punique, numide, romain et byzantin. Parmi les monuments qui font la renommée de Dougga se trouvent le mausolée libyco-punique, le Capitole, le théâtre ainsi que les temples de Saturne et de Junon Caelestis.

Dougga

La Grande Mosquée de Kairouan également appelée mosquée Oqba Ibn Nafi en souvenir à son fondateur Oqba Ibn Nafi, est l’une des principales mosquées de Tunisie située à Kairouan. Représentant l’édifice emblématique de la cité, sa Grande Mosquée reste le sanctuaire le plus ancien et le plus prestigieux de l’Occident musulman. Figurant, depuis le décret beylical du 13 mars 1912, sur la liste des monuments historiques et archéologiques classés et protégés en Tunisie elle a également été classée, avec l’ensemble historique de Kairouan, au patrimoine mondial de l’Unesco en 1988.

Great_Mosque_of_Kairouan_Panorama_-_Grande_Mosquée_de_Kairouan_Panorama

Et vous, lequel de ces monuments vous plaît le plus?

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?