L’appareil génital féminin est sujet à de nombreux dysfonctionnements et maladies. Si certains sont vite repérés, notamment à travers des symptômes bien connus, tels les mycoses ou les infections urinaires, d’autres ne sont pas si remarquables que ça. Il est même parfois possible de ne rien voir ou ressentir alors qu’une maladie génitale est en train de s’installer doucement. De ce fait, l’importance des examens de routine n’est plus à expliquer. Aujourd’hui, il est primordial pour chaque femme sexuellement active de procéder à un frottis cervico-utérin tous les deux ans à partir de 25 ans. Il est tout aussi important d’effectuer une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans. D’autres examens sont aussi importants comme les échographies des ovaires ou des seins.

Ces examens servent surtout à dépister des cancers mais aussi à signaler quelques maladies telles que la cervicite, une inflammation du col de l’utérus qui touche une femme sur deux.

La cervicite, quésaco ?

Tout simplement une inflammation du col de l’utérus, le col se trouvant entre la partie inférieure de l’utérus et le vagin. La cervicite n’a quasiment pas de symptômes. Il n’est donc pas rare de la découvrir lors d’un examen de routine chez le gynéco. Cependant, quelques modifications peuvent alerter la femme qui en souffre : des pertes jaunâtres et/ou grisâtres à l’odeur désagréable, des saignements en dehors des règles ou post-coïtaux, voire des rapports sexuels douloureux.

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Les causes

La cervicite est une infection génitale sexuellement transmissible (IST) qui peut être d’origine virale, bactérienne, ou parasitaire. Parfois, elle peut même être d’origine traumatique, hormonale ou caustique. L’infection peut être due à des germes variés : gonocoques (rapports sexuels), streptocoques (accouchements, avortements), staphylocoques, entérocoques, colibacilles, etc. Des réactions allergiques peuvent aussi causer une cervicite, telles que les allergies aux spermicides, aux tampons ou au latex des préservatifs.

Certains dispositifs insérés dans la zone pelvienne peuvent donner lieu à des infections, comme la cape cervicale par exemple.

Le diagnostic

Il est effectué chez le médecin en pratiquant un frottis cervico-utérin. Lors d’un examen classique à l’œil nu, le gynécologue peut déjà déceler un col fragilisé. Dans le jargon médical, on le dira rouge ou framboisé. Le médecin poussera vers un examen plus approfondi, qui est le frottis, afin de déterminer le degré et l’origine de l’inflammation. Parfois une colposcopie ou une biopsie peuvent être demandées pour compléter l’examen. La cervicite est alors diagnostiquée chronique ou aigüe.

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Le traitement

Le traitement consiste le plus souvent en un traitement sous forme d’antibiotique local (des ovules) ou oral à prendre. Le traitement peut parfois être administré aux deux conjoints.

Prévention

Cette inflammation peut dans certains cas être prévenue. Pour cela, il s’agira d’éviter les douches vaginales, les produits chimiques à appliquer sur la zone pelvienne, les tampons déodorants, etc. Mais aussi les partenaires sexuels multiples. Optez plutôt pour une relation monogame avec un partenaire qui ne présente pas d’IST.

 

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