Si on a tendance à accorder de l’importance à la lingerie, l’atmosphère, la musique, etc., quand il s’agit de relations sexuelles, on néglige parfois l’effet que l’éclairage peut avoir. Si certains aiment faire l’amour sous les feux des projecteurs, d’autres en revanche préfèrent l’intimité et le mystère de l’obscurité. Alors que cachent ces tendances ?

Faire l’amour en pleine lumière
En général ce sont les hommes qui aiment cette option, étant plus sensibles que les femmes en termes de stimulation visuelle. Le corps nu d’une femme affole les hommes, la lumière les excite, leur permet de s’admirer (oui oui) et d’admirer leur partenaire en pleine action, et le plaisir est ainsi décuplé.

Faire l’amour dans le noir
Certaines femmes n’assument pas leur corps, ont peur d’être moches pendant l’amour, de casser la magie du moment et n’arrivent pas à complètement se lâcher en pleine lumière, de peur même de paraître ridicule en éprouvant du plaisir, en faisant certaines grimaces ou en émettant certains sons. Elles deviennent ainsi spectatrices de leurs propres ébats amoureux.
En éteignant la lumière elles sont rassurées et peuvent se concentrer plus sur le moment, sur le plaisir, et oublient leurs petits complexes.
D’autres trouveront que faire l’amour dans le noir sollicite l’imagination, la découverte de l’autre d’une manière plus sensuelle, plus profonde.

Témoignage
Rihana, 34 ans, nous raconte comment elle a introduit la lumière au lit :
« De nature pudique, je n’aimais pas du tout dévoiler mon corps, même pas avec mon mari. L’amour, on ne le faisait que dans le noir. J’avais peur qu’il voit mes défauts, qu’il soit moins excité. Une année après notre première fois ensemble, il m’a avoué qu’il voulait qu’on essaie de le faire en pleine lumière. Chose que j’ai bien sûr tout de suite refusée. Suite à quoi nous avons eu une petite discussion, lors de laquelle il m’a fait comprendre l’importance pour lui de voir mon corps nu, l’excitation que lui procure la visualisation de nos ébats. Il a essayé de me mettre en confiance, en me disant à quel point il aime mon corps et à quel point je l’excite. Puis nous avons passé un compromis. Nous allions introduire graduellement la lumière dans nos parties de jambes en l’air. Nous avions commencé par des bougies ou une lumière tamisée. L’accord était qu’on essaie une fois sur cinq, toutes les autres on gardait la lumière éteinte. Les premières fois je n’étais pas très à l’aise, j’éprouvais moins de plaisir qu’avant. Après, je commençais petit à petit à m’abandonner à nos jeux érotiques, et il faut dire que je les appréciais de plus en plus, et je me lâchais de plus en plus. J’arrivais même à me trouver sexy, chose qui n’arrivait quasiment jamais avant. Cependant quand on a enfin essayé en pleine lumière, c’est vrai que cela ne m’a pas vraiment gênée, mais cela m’a procuré moins de plaisir qu’avec la lumière tamisée, où je pouvais solliciter beaucoup plus mes sens et mon imagination, chose qui n’a pu que ravir mon homme. Notre marché a alors changé et on a convenu de le faire une fois sur cinq avec la lumière allumée, mais toutes les autres avec une lumière tamisée. Après 3 ans de cela, nos ébats amoureux sont toujours aussi intenses. »

La discussion est encore et toujours primordiale. Une femme pudique doit en parler à son partenaire, un homme qui aime faire l’amour en pleine lumière doit en faire de même (ceci dit on n’exclut pas l’éventualité que les rôles soient inversés). Mais le plus important c’est de mettre son conjoint en confiance, et aussi de lui faire confiance. S’avouer mutuellement à quel point l’un désire l’autre et explorer des terrains inconnus, ensemble. Dans notre cas, introduire un peu de lumière, petit à petit, peut être une solution, mais il faut avant tout respecter et accepter que l’un des conjoints ne se sente pas à l’aise.
Alors lumière ou pas lumière ?

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?