Le baby blues touche de plus en plus de papas. C’est ce qu’il ressort d’une étude publiée mercredi 15 février dans JAMA Psychiatry par des chercheurs de l’Université d’Auckland qui ont montré que plus de 4 % des pères souffraient d’une dépression après la naissance de leur enfant. Un problème de plus en plus fréquent dont le suivi psychologique est encore très peu développé mais dont les causes et les symptômes sont encore plus flous que dans le cas maternel.

La dépression post-partum touche environ 14 % des femmes après un accouchement et se manifeste par divers symptômes allant de la colère à l’anxiété en passant par la sensation de perte de tout lien avec le bébé. Une étude publiée en 2013 dans JAMA Psychiatry en 2013, avait même recensé 20 % de cas de suicides parmi les mamans souffrant de ce syndrome. Les causes exactes ne sont pas vraiment connues même si les chercheurs suspectent la piste génétique, le manque de sommeil, des précédents psychiatriques ou encore la chute brutale des niveaux de progestérone et d’oestrogène juste après l’accouchement.

Le cas des papas est encore plus complexe d’autant qu’ils ont tendance à hésiter à aller chercher de l’aide. Leur baby blues peut s’expliquer par le fait de ne pas aller travailler, de se sentir isolé de la mère de l’enfant ou d’avoir déjà été dépressif.

En janvier dernier, une étude britannique avait également tenté d’expliquer les raisons de la dépression post-partum chez les hommes. « Les pères [ont tendance] à évoquer leur problèmes de santé mentale plus en terme de ‘stress’ qu’en terme de dépression ou d’anxiété », a expliqué Elizabeth Littlewood, chercheuse à l’Université de York, qui a ajouté que ces hommes se sentaient coupables de ne pas être capables d’apporter leur soutien aux mamans quand ils étaient au travail.

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