Etre sacrée Miss Tunisie est magique. Et lorsqu’on a tout juste 20 ans et la vie devant soi, on a des rêves et des ambitions plein la tête. Femmes de Tunisie a rencontré Emna Abdelhedi, la miss Tunisie 2017.

Comment vous est venue l’idée de vous lancer dans l’aventure Miss Tunisie ?

Je crois que toutes les jeunes filles rêvent de porter la couronne de Miss Tunisie. Etre sacrée la plus belle femme du pays c’est beau, c’est magique.

Pour la petite histoire, j’ai eu l’idée de participer au concours grâce à une amie à ma sœur, qui a été Miss Sfax auparavant. La suite, vous la connaissez. Pour moi, la beauté n’est pas uniquement extérieure, c’est aussi une question d’âme et de cœur! Et pour cette aventure, ma famille m’a soutenue. D’ailleurs, je suis très complice avec ma mère.

Que vous a apporté l’aventure qui a durée des mois ?

Une ouverture ! C’est une vraie fenêtre sur l’autre. J’ai découvert les régions tunisiennes et ce grâce au contact avec les miss des diverses régions. J’ai vécu des moments extraordinaires, que je n’oublierai jamais. Moi qui suis de nature calme, depuis que je suis Miss Tunisie, il m’arrive de faire du 300 à l’heure (sourire).J’ai aussi appris à communiquer et c’est un outil essentiel, car je vous avoue que je suis timide, un peu dans ma bulle. Je suis vraiment fière de représenter la femme tunisienne, libre, digne, belle et battante. Je compte bien me battre pour plus d’une cause, mettre ma couronne au service d’un bon nombre d’associations. 

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Comment vous et votre entourage avez-vous accueilli la nouvelle d’être Miss ?

Avec des larmes de joie. Maintenant il est vrai que depuis que je suis Miss, je suis loin de chez moi. Ma famille me manque beaucoup.

Que faisiez-vous avant d’être Miss ?

Ce que je fais actuellement. Je suis étudiante à l’école des Beaux-arts de Sfax. J’aime méditer, les promenades au bord de l’eau et faire de la marche avec ma mère. Je suis la même !

Que comptez –vous faire de ce titre sur le plan humanitaire ?

J’ai commencé par la rénovation d’une école primaire, c’est dans notre le protocole de Miss Tunisie. Chacune de nous, se charge de restaurer, rénover une école de sa région.

J’en ai visité plusieurs. Comme j’aimerais les arranger toutes. Sinon, j’ai découvert une école à Nieb dans le gouvernorat de Sfax où il n’y avait pas d’eau potable. Nous avons résolu ce problème. L’école que j’ai rénovée en tant que Miss est à Bderna à 16 km de Sfax. J’ai repeint les murs avec les écoliers qui étaient si heureux d’embellir leur école. Nous avons planté des arbres et installé un terrain de sport…Je n’ai pas fait qu’assister aux travaux, j’ai mis la main à la pâte comme on dit.

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Je me suis engagée auprès de l’association Ahmed qui vient en aide aux enfants épileptiques. J’ai suivi des formations avec des spécialistes pour mieux comprendre cette pathologie. Je suis aujourd’hui la marraine de cette association. Je me bats aussi contre la pollution, notre terre et notre pays sont si précieux qu’il faut les protéger.

Comment s’organise une journée type d’une miss ?

Il n’y a pas de journée type. Si je suis au service d’une noble cause, je suis en jean et baskets et peu maquillée. Si c’est une journée comme celle que je viens de vivre avec une soirée spéciale (soirée de remerciement des sponsors), c’est du non-stop. Je me lève assez tôt, je prends un petit déjeuner bien vitaminé, puis j’enchaîne, soins pour la peau et les cheveux, manucure, pédicure, maquillage, etc. 

Etiez-vous la star au lycée ?

Franchement le plus important pour moi c’est d’être appréciée pour ce que je suis. Le lycée, c’est surtout d’excellents moments avec les copines, les soirées de révision et de rigolade, c’est du moins le souvenir que j’en garde

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?