Les lève-tard auraient plus de risques de faire une dépression que les personnes qui se lèvent tôt et se couchent tôt. La semaine dernière, Sirimon Reutrakul, maître de conférences à la Mahidol University Faculty of Medicine en Thaïlande, a présenté les résultats de ses recherches lors de la rencontre annuelle de l’Endocrine Society, à Orlando. L’étude, qui a analysé le comportement (humeur, qualité de sommeil) de 476 personnes réparties entre Chicago et la Thaïlande. Son intérêt principal demeure tout de même dans le lien, « seulement modeste », établi entre un chronotype couche-tard lève-tard, la dépression et le diabète de type 2.

En effet, les participants, tous diabétiques, qui traînent au lit et préfèrent être actifs de nuit, sont plus nombreux que les lève-tôt à souffrir de dépression. Un lien intéressant qui appuie davantage le fait qu’une dépression non soignée rend un diabète plus difficilement gérable ou entraîne des complications. Faut-il pour autant changer son mode de vie, et donc son rythme circadien ? Pas si sûr. « Je pense que chaque personne a ses propres horaires et il reste à savoir si le fait de se coucher plus tôt et de se réveiller plus tôt pourrait aider », a expliqué Sirimon Reutrakul. Pour le moment, cette étude tient à faire prendre conscience aux diabétiques de l’association.

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?