Selon l’Agence de protection environnementale américaine, les enfants consomment chaque 50 mg de… poussière ! Hormis les allergies et les problèmes respiratoires, nos problèmes de poids auraient également un lien avec l’inhalation de poussière. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’Université Duke (Caroline du Nord) qui ont collecté des échantillons de poussière de 11 différentes habitations.

Après avoir injecté la poussière dans plusieurs cellules de souris, les chercheurs ont remarqué que parmi les échantillons :

  • 9 provoquaient une division des cellules, favorisant ainsi la création d’un terrain propice aux cellules adipeuses
  • 7 incitaient les cellules à mûrir et à accumuler plus de graisse
  • 1 n’avait aucun effet

Comment expliquer donc que de la « simple » poussière puisse faire grossir ? En réalité, cette particule contient des perturbateurs endocriniens – que l’on trouve dans les pesticides comme la pyraclostrobine ou des composés organiques comme le phtalate de dibutyle (DBP)– incitaient les cellules adipeuses à ramasser les triglycérides, molécules lipidiques associés au cholestérol. Plus le niveau de triglycérides est élevé dans notre sang et plus il y a de chances que le taux de mauvais cholestérol soit supérieur à la normale. « Ceci suggère que le mélange de ces produits chimiques dans la poussière d’une maison pousse l’accumulation de triglycérides et cellules adipeuses », a expliqué le Dr Heather Stapleton. Si votre maison est sale, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour garder la ligne…

ET SI VOUS METTIEZ VOTRE GRAIN DE SEL ?